Journée nationale de l'alimentation
À l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, il est intéressant de rappeler que le tabagisme ne touche pas uniquement les poumons et le système cardiovasculaire. Fumer peut également modifier l’appétit, le goût, l’odorat et certains mécanismes liés au métabolisme. Le tabac peut ainsi avoir des conséquences sur notre relation à l’alimentation et sur les apports nutritionnels.
Fumer peut modifier l’appétit et les sensations alimentaires
La nicotine possède notamment un effet coupe-faim. Chez les personnes qui fument, elle peut diminuer l’appétit et augmenter légèrement les dépenses énergétiques de l'organisme. Cela explique en partie pourquoi certaines personnes fumeuses ont un poids légèrement inférieur à celui qu’elles auraient sans tabac.
Le tabagisme peut également altérer le goût et l’odorat. Or, ces deux sens jouent un rôle essentiel dans le plaisir de manger. La diminution des sensations gustatives peut modifier les préférences alimentaires et conduire certaines personnes à rechercher des aliments aux saveurs plus marquées, notamment plus gras ou plus sucrés.
À l’inverse, lorsque l’on arrête de fumer, le goût et l’odorat retrouvent progressivement leur sensibilité. L’appétit peut également augmenter avec la disparition de l’effet coupe-faim de la nicotine. Certaines personnes peuvent alors avoir davantage envie de manger ou de grignoter.
Cette prise de poids éventuelle ne doit toutefois pas faire oublier l’essentiel : arrêter de fumer apporte des bénéfices majeurs pour la santé, et la prise de poids n’est ni systématique ni une raison de renoncer à l’arrêt du tabac.
Pour en savoir plus : Arrêter de fumer sans grossir | Santé publique France
Le tabac augmente le stress oxydatif de l’organisme
La fumée de cigarette contient de nombreux composés toxiques et oxydants. Leur présence augmente le stress oxydatif, c’est-à-dire un déséquilibre entre la production de molécules oxydantes et les capacités de l’organisme à les neutraliser.
Les antioxydants présents naturellement dans l’organisme et apportés par l’alimentation participent à la protection des cellules contre ces phénomènes. Parmi eux, la vitamine C joue notamment un rôle important.
Chez les personnes qui fument, les concentrations de vitamine C dans l’organisme sont généralement plus faibles que chez les non-fumeurs. Le stress oxydatif lié à la fumée de cigarette contribue notamment à augmenter l’utilisation de cette vitamine.
Cela ne signifie pas qu’il faut systématiquement prendre des compléments alimentaires. Une alimentation variée et riche en fruits et légumes permet généralement de couvrir les besoins nutritionnels. L’objectif est avant tout de privilégier une alimentation équilibrée.
Quels aliments privilégier ?
Une alimentation diversifiée permet d’apporter de nombreux micronutriments indispensables au fonctionnement de l’organisme.
La vitamine C
La vitamine C possède notamment des propriétés antioxydantes. On la retrouve en quantité intéressante dans de nombreux fruits et légumes.
Parmi les aliments à privilégier :
- les poivrons ;
- les kiwis ;
- les agrumes comme l’orange, le citron ou le pamplemousse ;
- les fraises ;
- les brocolis ;
- les choux ;
- les tomates.
Le zinc
Le zinc est un oligo-élément indispensable au fonctionnement normal de l'organisme. Il participe notamment au fonctionnement du système immunitaire et à de nombreuses réactions enzymatiques.
On en trouve notamment dans :
- les viandes ;
- les œufs ;
- les produits laitiers ;
- les céréales ;
- les légumineuses ;
- les fruits à coque et autres oléagineux.

